Dana vit dans une famille peu aisée. La culture et les médias lui procurent une vision idéalisée de Paris et de ses fascinants artistes. Ne pouvant s’identifier à eux en tant que petite fille, elle s’imagine muse, sublimée par leur art. Face aux difficultés de l’adolescence, elle rêve d’être revalorisée par le regard d’hommes qui percevraient sa sensibilité et son intelligence. Juste après son bac, elle monte à Paris et devient l’égérie de plusieurs artistes avec qui elle tisse des liens qu’elle pense profonds et complices. Mais alors qu’elle fait face au deuil de sa mère et devient un peu moins joyeuse et dévouée, elle est rapidement remplacée par des muses plus jeunes et plus disponibles. À la retraite à peine à 24 ans, elle s’interroge et enquête sur l’histoire des muses qui l’ont précédée. Les artistes aiment-ils vraiment leurs muses ? Pourquoi sont-elles si jeunes ? Et pourquoi diable les histoires de muses finissent-elles si mal, en général ?
À propos de l'auteur
Reat, Maëlle
Maëlle Reat est autrice et illustratrice de bande dessinée. Née en 2000 à Lyon, elle réside aujourd’hui à Paris. Dès l’école primaire, Maëlle, très observatrice, réalise ses premières BD, piquant des dialogues dans des discussions de son entourage. Après des études d’art à Paris, elle est repérée par différents éditeurs. Sa première bande dessinée, Comme une grande, paraît en mars 2022 chez Virages graphiques. En 2023, elle publie Insomnie chez Exemplaire. En 2025 sort Blanche, retraçant l’histoire de sa mère, une des premières Françaises porteuses du VIH mais qui a pu donner naissance à des enfants non porteurs du virus. En 2026, sur base d’un scénario d’Erell Hannah, Casterman publie Quand j’étais petite, je rêvais d’être muse. Maëlle réalise par ailleurs des illustrations de presse dans la revue La Déferlante ainsi que Topo.