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Comment l’État conserve-t-il sa légitimité lorsque ses promesses fondamentales vacillent ?

Le mouvement #MeToo ne se limite pas à une rupture sociale : il agit comme un révélateur puissant des limites du système légaliste contemporain, invitant la théorie politique à se confronter aux dynamiques du réel.

Dans cet ouvrage, l’auteur propose une relecture audacieuse de l’autorité politique. Il renouvelle l’approche classique en transformant les concepts de légitimité en variables dynamiques et interdépendantes. Loin des visions statiques, il développe un modèle systémique où la légitimité – comprise comme la validité même de l’existence d’un système – ne dépend pas mécaniquement des récits censés la justifier.

L’ouvrage s’articule autour de trois dimensions : la validité de l’État, le processus de légitimation qui la façonne et la justification, envisagée non comme une vérité, mais comme une promesse institutionnelle.

S’appuyant sur la fracture révélée au Québec entre l’appareil légaliste et les victimes de violences sexuelles dans le sillage de #MeToo, l’auteur met sa théorie à l’épreuve du terrain. Il en tire des indicateurs concrets permettant de distinguer les crises de légitimation – marquées par l’épuisement des récits – des crises de légitimité, qui remettent en cause la validité même du système. Chemin faisant, l’auteur construit ce qui manquait au débat : un moyen de rendre la discrimination systémique détectable.

À la croisée de la sociologie des crises et de la théorie délibérative, ce livre offre un cadre d’analyse essentiel aux chercheurs, décideurs et citoyens pour comprendre les tensions des démocraties contemporaines.

À propos des auteurs

Quézel, Antoine B.

Antoine B. Quézel est doctorant en science politique à l’Université du Québec à Montréal, chercheur affilié à la Chaire UNESCO d’étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique ainsi que membre étudiant du Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie (CRIDAQ). Ses recherches portent sur les relations entre l’État, la société et les individus qui la composent. Elles sont animées par une conviction : dans un monde saturé d’informations contradictoires, l’intercompréhension et le vivre-ensemble exigent des outils d’analyse rigoureux, qui offrent le socle sur lequel construire un sens commun satisfaisant pour toutes et tous.

May, Paul

Paul May est professeur au département de science politique de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur la gestion de la diversité ethnoculturelle au Canada et en France, ainsi que sur les fondements philosophiques des théories du multiculturalisme et de l’interculturalisme. Ses travaux ont été publiés dans plusieurs revues universitaires, notamment Journal of Ethnic and Migration Studies, Journal of International Migration and Integration, Ethnic and Racial Studies, ou encore la Revue française de science politique.

 

Caractéristiques

    • ISBN
      9782760564749
    • Éditeur
      Presses de l'Université du Québec
    • Collection
      Politeia
    • Date de publication
      28 octobre 2026
    • Format
      PDF
    • Protection
      Filigrane numérique
    • Catégorie BISAC
      Science Politique / Politique publique / Politique sociale
    • Nombre de pages
      150
    • Langue
      Français